Moto Royal Enfield despatch

01 septembre 2017

Reconstitution libération de Gien 26 août 2017

Petit tour à Gien en auto (puisque la moto ne sort pas dans des commémos tant qu'elle ne sera pas terminée), pour les commémos de la libération de 44. Que des véhicules US dont 2 WLA, et... une, oui une WD/CO, une vraie de vraie !!! Incroyable, alors que c'est la seule despatch britannique sur place et que les WD/CO sont rarissimes en France !!! (contrairement aux BSA WM20 et bien sur aux américaines WLA qu'on retrouve sur toutes les commémos). Le guidon en forme de cornes de vache, un peu du même style (en moins large) que sur les WLA, est plus large que sur la Classic moderne. Le guidon BAAK la fera bien plus ressembler à une authentique despatch, j'en ai bien confirmation de visu, c'est parfait. A noter que sur cette WD/CO, les sacoches ne sont pas d'origine, il s'agit de musettes larges du webbing 1937 adaptées par bricolage sur le porte-bagages. Pour info le moteur n'est pas modifié, le propriétaire y met du sans plomb avec un additif. J'ai confirmation, en suivant la WD/CO en jeep, que ces anciennes sont fabuleuses niveau look et bruit, mais que les performances vitesse et accélération sont d'une autre époque. Le propriétaire ne vit qu'à 15km, pour les plus longues distances comme aller en Normandie pour les commémos du DDay, il la met sur remorque. J'ai la confirmation que ma stratégie, consistant a pouvoir rouler loin et longtemps en sécurité dans le trafic actuel sur une despatch, est la bonne

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Août 2017

Autre vue de profil. Je l'ai baptisée "Pip" du surnom du commandant de division, et collé son nom après découpage 3M sur le garde-boue avant (certes pas trés réglementaire mais on dira que c'est la rebelle attitude d'un subordonné qui veut rendre hommage à son chef...) L'avant de la moto reste encore "so chocking" car pas du tout années 40, toutefois l'ensemble commence à bien faire illusion. Tout le monde croisé sur la route ou à l'arrêt se retourne en croyant avoir affaire à une vraie despatch... C'est bon ça avance, work in progress ! 

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Août 2017

Vue de l'arriére de la moto. Le feu BAAK à leds fait vraiment d'époque (contrairement à l'horrible plaque feu mastoc montée d'origine), de plus il est trés lumineux donc pas de probléme de visibilité. J'ai gardé la plaque moderne pour rester conforme à la loi tout en cachant avec du chatterton les logos européen et de région modernes qui faisaient tâche... La bavette est une bavette... d'Ural ! Certes les vraies despatch n'en avaient pas, mais ça lui va bien et ça protège très bien l'arrière des remontées de flotte. Le mug sur la sacoche droite est évidemment totalement indispensable pour la pause thé entre 2 missions de liaison du HQ de Pip vers celui de Monty...

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Août 2017

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La moto en est à la moitié de sa transformation. Beaucoup de travail a été réalisé depuis quelques mois.

D'abord et prioritairement, les roues complètes et les bas des tubes de fourche ont été sablées puis peintes en noir mat au printemps chez le concessionnaire RE Absolut motos de Périgueux qui a fait du beau boulot. Il a aussi changé les pneus d'origine, beaucoup trop lisses et "modernes" pour des Heidenau K60 qui rendent trés bien

J'ai enlevé les 2 selles qui ne faisaient pas du tout d'époque, et adapté une selle marron de type Lycett du plus bel effet provenant d'Inde achetée chez Bernard Bourraseau, concessionnaire RE à Cerizay. De plus et contrairement à ce que son look laisse imaginer, elle est confortable ! 

Les ensembles feu arriére et clignotants arriére et avant, beaucoup trop gros, ont été remplacé par un ensemble feu arriére à leds et petits clignos acheté chez BAAK motocycles. L'arriére est complétement transformé avec ce petit feu rond trés vintage, comme quoi il suffit de peu de choses Monsieur Royal Enfield !

J'ai réussi a trouver un gros porte-bagages en métal qui se rapproche le plus de ce qui se faisait sur les vraies despatch. C'est un modéle fabriqué en Inde, dit "Ladakh", et que m'a gentiment vendu Jean Burdet, l'ancien importateur RE, et qui en avait un qui trainait dans son garage. Merci Jean ! Certes il a des supports supplémentaires arriére que n'avaient pas les vraies despatch, mais j'ai trouvé 2 petites sacoches de masque a gaz en tissu des années 50 sur la baie à 3 francs 6 sous qui s'y adaptent parfaitement et qui rendent trés bien comme si c'était d'époque

Après prise de mesures, les sacoches des vraies despatch de l'époque ne sont pas bien adaptées à ce porte bagages. Mais j'ai trouvé des musettes de l'armée britannique (modéle webbing 1958) qui s'y adaptent parfaitement, et une troisiéme repose sur le porte-bagages ce qui cache ce dernier, ce qui est parfait car il est un peu gros par rapport à ceux d'époque. Certes musettes de 1958, mais elles font penser à des sacoches de la seconde guerre mondiale a l'exception de la couleur qui était sable. Mai bon, on ne peut pas tout avoir... De plus elles sont trés faciles à trouver sur la baie, il y en a des stocks industriels dans d'innombrables boutiques de surplus anglais, et leur prix est beaucoup moins élevé que des répliques de vraies sacoches, ou des vraies sacoches tout court ! 

Pour la déco j'ai choisi de faire appartenir la moto au 3° Royal Tank Regiment de la 11°DB britannique, qui fut commandée par le brillant général, mais peu connu du grand public, "Pip" Roberts, plus jeune général de l'armée britannique (général de division à 37 ans...). La 11°DB participa aux plus violents combats de Normandie coté britannique (opérations Epsom, Goodwood, Bluecoat), puis libéra l'Aigle, Amiens et termina la guerre sur la Baltique en Allemagne après avoir traversé les Pays-Bas. Pip Roberts fut considéré comme un des plus brillants généraux britanniques de la guerre, et nombreux sont ceux qui pensent qu'il aurait remplacé le Maréchal Montgomery si ce dernier avait eu un probléme quelconque lors de son commandement des forces terrestres alliées en 44/45

L'emblême de la 11°DB est le taureau sur fond jaune, et le n°52 sur fond rouge correspond au 3° Royal Tank Regiment, équipé notamment de chars Sherman, Cromwell et Churchill, et qui fut rattaché à la 11°DB pendant presque toute la campagne de Normandie. Les décos sont des feuilles autocollantes 3M de couleur mat, de même que le lettrage découpé dans des feuilles 3M blanc mat. L'emplacement des insignes divisionnaires sur le garde-boue et à l'arriére est cohérent, même si rare pour l'arrière. L'emplacement des insignes régimentaires l'est un peu moins car quand il y en avait, ils étaient placés sur les cotés du réservoir. Or sur la despatch, contrairement aux motos d'époques, le réservoir est trop bombé et empêche d'y coller le numéro du régiment, et il est hors de question de peindre sur le réservoir. J'ai donc collé les insiques sur les boites sur les cotés de la moto sous la selle, ce qui n'est certes pas conforme à l'origine, mais ça n'est pas choquant et cela fait illusion. De plus, ils cachent les autocollants d'origine de la moto "Classic 500" pas du tout d'époque, donc c'est parfait. Enfin, le numéro de la moto sur le réservoir est cohérent. Le C indique la classe du véhicule dans l'armée britannique à l'époque (moto en l'occurence), et après recherches le numéro à 7 chiffres pourrait avoir été celui d'une vraie despatch 

Prochaine étape cet hiver: changement de guidon, bloc instruments et phare.

Guidon n°1 de chez BAAK, qui est donc assez large et se rapproche de celui qui se trouvait sur les RE WD/CO, en forme de cornes de vache. De plus la position davantage en arriére fera encore plus authentique et sera plus confortable qu'actuellement (guidon trop en avant et trop étroit que je n'aime pas) https://www.baakmotocyclettes.com/fr/home/29-guidon-baak-n1.html

Bloc instruments et phare de chez Hitchcock motorcycles en GB, avec donc phare séparé du compteur et des tubes de fourches, conformément à la Matchless G3L 

Ensuite ce sera de nouveau direction Absolut motos à Périgueux pour quelque semaines d'immobilisation avec de gros travaux en vue: sablage des piéces chromées, peinture, démontage puis remontage de tout l'avant de la moto !  A suivre !!!

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Janvier 2016

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Souhaitant une moto estafette militaire britannique de la 2°guerre mondiale, j'ai constaté que celles-ci sont rares en France, et que, quand on en trouve une, elle nécessitera souvent une remise en état couteuse, puis un suivi mécanique dont je ne me sentais peu capable, étant plutot mécano du dimanche. Par ailleurs n'ayant pas de remorque, je devais pouvoir pouvoir faire des centaines de km avec sans qu'elle ne tombe en panne, ne nécessite d'incessants arrêts qu'une vraie ancienne aurait réclamé. Enfin la vitesse moyenne des authentiques, environ 60km/h, est trop limitée pour de longues distances sans réel danger à se faire rentrer dedans vu le différentiel de vitesse d'avec voitures et camions de nos jours même sur petites routes...

Je me suis donc tourné vers une moto moderne, mais au look d'ancienne. Et quelles marques proposent encore des modéles ressemblant aux motos d'il y a 70 ans ? Pour les sides il y a Ural, et pour les motos... Royal Enfield  ! Et voilà que fin 2015 RE a l'excellente idée de sortir une série limitée de sa Classic 500 monocylindre dite "despatch" (soit moto estafette) en 3 coloris camouflés, série censée rendre hommage aux despatch britanniques et à leurs pilotes "despatch riders" de la 2° guerre mondiale en reprenant certaines de leurs caractéristiques (moteur et échappement noir mat, coloris camouflé, clignotants noirs (même si les vraies despatch n'avaient pas de clignotants...), etc). Il n'y en à qu'une par concessionnaire, et pour celui de Limoges c'était une "desert storm" donc coloris sable du plus bel effet. Je craque, mais me rends compte après infos qu'elle n'est pas si "despatch" que cela avec de nombreuses incohérences par rapport aux despatch originales. Je décide alors de la modifier autant que possible pour qu'elle ressemble à une véritable despatch de 1944. Certes ne ne sera jamais une "vraie", mais au moins elle en aura un look qui sera le plus proche possible sans les inconvénients notamment mécaniques puisque les moteurs actuels des Classic 500 sont réputés fiables et endurants. Seule "grosse" concession, le frein a disque avant que je n'imagine pas remplacer par un tambour. D'abord parce que, si c'est techniquement possible, il y en aurait pour prés de 1000 euros entre piéces et MO. Ensuite, ce serait trop dangereux vu les performances honorables du moteur et l'inefficacité totale du tambour arriére. Enfin, la moto deviendrait hors la loi car ses caractéristiques de sécurité seraient modifiées, et de fait en cas de pépin l'assurance ne jouerait pas. 

Donc avant de démarrer, le constat de départ est mitigé. De nombreux détails sont incohérents voire franchement aberrants par rapport aux despatch de l'époque. Entre autres caractéristiques, elles ne devaient posséder aucune piéce brillante afin que la moto ne soit pas repérée par l'ennemi. Or, RE a cru bon de mettre sur ces desert storm des roues et plusieurs autres piéces chromées qui brillent de mille feux (tubes de fourche, amortisseurs, kick, pédale de frein, casquette de phare, guidon, etc). C'est difficilement compréhensible, car sabler et peindre ces piéces n'aurait pas couté trés cher dans le cadre d'une série, la preuve ils l'ont bien fait pour moteur et échappement sans que le prix n'explose par rapport à une Classic "chrome". RE a visiblement cherché à faire des économies en adaptant des piéces montées sur les autres modéles de Classic 500 "civils". Du coup, ces despatch ne sont pas achevées et la philosophie "moto estafette" n'y est pas vraiment, elles font illusion pour le quidam moyen mais pas pour le passionné.  On me rétorquera que puisque la marque ne pouvait pas reproduire une vraie despatch comme la RE WD/CO à l'identique, pourquoi se fatiguer à s'en rapprocher dans tous les détails ? C'est le signe que RE n'est pas allé au bout de la logique de cette série spéciale, sachant que de toutes façons les 600 motos de cette série spéciale allaient se vendre facilement (200 en coloris sable camouflé "desert storm", 200 en coloris vert camouflé "battle green", et 200 en bleu RAF camouflé "Squadron blue"). Cela d'autant qu'en Inde, premier marché pour RE, personne ne s'intéresse vraiment aux authentiques despatch britanniques puisqu'elles n'y ont jamais "combattu" contrairement à l'Europe. Il n'est quà voir comment les Classic y sont "tunées": souvent affublés de feux bling bling, ou d'abominables étoiles ou marquages US, telles des copies de Harley WLA (motos fabuleuses par ailleurs et dont j'espére trouver un exemplaire un jour malgré des tarifs délirants). Soit une hérésie absolue, l'armée US n'ayant jamais eu de motos Royal Enfield !!! 

Bref c'est vraiment dommage, car il y avait là une bonne occasion de réaliser une belle réplique puisque la base Classic est trés bonne pour celà, et alors que la mode est aux motos au look militaire (Triumph ave ses bobber au look WLA, ses T120 black, et même Harley qui sort un modéle imitant -de loin il est vrai, mais au moins niveau déco - la WLA). Certes techniquement, réglementairement et financiérement, il était impossible pour les ingénieurs RE de créer des piéces qui auraient constitué une régression en termes de sécurité et de tenue de route, comme remettre un frein à tambour à l'avant au lieu du disque actuel, ou une fourche à parallélogramme comme sur la Royal Enfield WD/CO qui est le modéle de référence qu'a choisi RE pour réaliser la despatch. Mais rien n'aurait empéché RE d'être cohérent en termes de peintures et textures des piéces, et de changer quelques piéces comme les feux avant et arriére qui ne sont pas du tout conformes sur les Classic à ce qui se faisait dans les années 40.

Bref il était urgent pour moi de corriger trop d'incohérences. Donc voilà, pas mal de travail pour donner à cette fausse réplique un air de VRAIE réplique  !  En l'occurence, puisqu'il est impossible du point de vue sécurité, réglementation et assurance d'y monter une fourche à parallélogramme, j'ai choisi de la faire ressembler à une Matchless G3L, puisque c'était une des trés rares despatch britanniques a disposer d'une fourche télescopique et non à parallélogramme (toutes les RE de la 2°GM étaient à fourche à parallélogramme). Photos jointes d'une despatch et d'une Matchless G3L, les incohérences de la despatch 2015 apparaissent clairement...

Source: Externe

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